
A MA DOUCE PETITE MAMAN
Maman à genoux je m'incline
Écoute de mon coeur la voix,
Toute d'émotion, câline
Qui d'un bond s'élance vers toi.
J'évoque ma prime jeunesse,
L'époque de mes premiers pas
De ton sein la douce caresse
Néfaste me fut ton trépas !
Toujours tu savais me séduire
Me consoler, tarir mes pleurs,
Vers Dieu en priant me conduire,
Souffle pur d'une sainte ampleur.
J'étais l'enfant trop optimiste
Ignorant la loi du destin
Rêveur né, idéaliste
Tu couronnais mon front hautain
Accepte de ton fils l'étreinte
Chère maman en ce beau jour
De sa ferveur toute l'empreinte
En ton noble divin séjour
Parmi le monde des étoiles
Mon regard te cherche toujours
Trop souvent la nuit de son voile
M'impose sa sévère loi.
Puisse-tu briller mon âme
Chère maman, triomphant !
Toujours en vain je te réclame
Car toujours je suis ton enfant.
Tu me vois ma douce petite maman
Veuille m'assurer toujours ton amour
Depuis ton ciel effacer mes larmes
Et t'inspirer de leur ferveur
Maman je t'aime de tout mon coeur
De ton fils Philippe
|
|