Elle s'appelait Goellen ,
elle m'a quitté le 18 décembre 2004 à 15 h 10 ,
des suite d'un cancer soigné pendant 15 mois avec chimio et chirurgie.

A Goellen ,
Goellen, sept kilos d'amour avec du poil autour.
Pour toi, j'ai retenu le temps autant que je l'ai pu,
mais inexorablement il s'est enfui et aujourd'hui sans toi je suis perdue.


Entourée de mes chiens que tu connaissais bien,
je n'arrive pas à vivre sans toi mon unique enfante chérie.
Depuis hier il pleut,tu es à l'abri dans ton petit sarcophage ,
à quelque pas de moi ; intouchable.
Peintre raté,photographe incompris,déçue et meurtrie je dois continuer ma vie.
Quand le vétérinaire m'a dit qu'il fallait "arrêter" j'ai voulu crier "
non pas déjà" et pourtant pour toi le glas avait sonné.
Dans mes bras tu t'en est allé, réchauffée par mes baiser.
C'était la fin d'un automne doux et ensoleillé ; comme une
feuille morte emportée par le vent , dans le ciel ton âme s'est envolée.
Seule je suis resté devant ton corps inerte ...
Dieu combien j'aurai donné pour te réveiller ,
dans mes bras te serrer et dans le tourbillon de la vie te ramener.
Depuis treize ans,dans mon coeur tu remplaçais
l'enfant que la vie ne m'a pas donné et le vide
immense que ton départ m'a laissé , rien ni
personne ne peut le combler.
Je sais à présent que tu es ma plus grande
et ma plus belle histoire d'amour,que le mort m'a arraché.
Les arbres sont effeuillés, la neige tombera
dans la vallée recouvrant de son linceul immaculé ,
la terre et ses blessures ... la mienne rien ne pourra l'a panser .
Toute ma vie je penserai à toi et s'il y a un au delà
c'est à ma Maman adorée qui t'as précédé dans
les cieux ,que je te confie et tu verras elle saura
si bien te bercer , toi ma petite fille vénérée.
Puis un jour viendra ou j'irai vous retrouver
et toute les trois on s'aimera pour l'éternité.

Ta Maman Monique Curnier


 

 

 

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