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Je t'aime mon petit Coeur d'Amour

 

Petit porte-bonheur…

Le temps était précoce cette année-là.Les bulbes de tulipes se dévoilaient petit à petit, les jonquilles pointaient le bout du nez et toutes les fleurs du printemps semblaient faire la fête. Le soleil leur prodiguait tout l’amour de sa chaleur printanière. Même le vent se faisait doux et caressait cette nature en pleine éclosion.

Le matin du premier mai, la nature se réveilla dans toute sa splendeur.  Le soleil à peine levé chavirait les cœurs déjà debout à cette heure.  La journée s’annonçait magnifique.  Et les gens savaient bien que c’était la cueillette des bouquets de muguets.  Le muguet, délicate petite fleur à clochettes blanches ou roses, porte-bonheur attitré depuis fort longtemps.  Cette année-là, les prés regorgeaient de cette fleur aux mille et un pouvoirs!

Mais dans les prés tout n’allait pas pour le mieux.  Une vague de querelles persistait entres les muguets.  La jalousie les rendait affreux et non désirables.  Quelle était la cause de ces querelles?  Les muguets blancs se trouvaient drôlement plus jolis que les roses et plus attirants pour l’œil, et les muguets roses rouspétaient en disant que le rose était plus doux pour l’œil.  Mais qui réussirait à mettre un terme à ces chicanes et permettrait aux gens de faire leurs bouquets pour la fête du premier mai ?  Car sans ces porte-bonheur, le cœur ne serait pas à la fête.

Tout à coup, cette nature qui s’était levée si belle le matin s’obscurcit.  Les nuages devinrent d’un noir charbon, le soleil se cacha et le vent si doux tourna en colère.  La pluie se mit à tomber en gros grêlons froids sur cette nature à peine éveillée au printemps.  Les gens étaient stupéfaits.  Ils ignoraient les querelles des muguets!

 

Les muguets étaient horrifiés.  Le vent les basculaient d’un côté et de l’autre.  Leurs clochettes perdirent leurs beaux tintements.  Les blancs comme les roses devinrent tout noirs.  La nature les punissait de cette affreuse jalousie.  Les muguets essayaient tant bien que mal de se protéger de la grêle mais rien n’y faisait.  Exténués, épuisés, les muguets allaient s’éteindre définitivement lorsqu’une petite voix plaintive se fit entendre :  « Je demande pardon de ma stupide jalousie. » Et un à un tous les muguets  demandèrent pardon.  Ouf!  Il s’en était fallu de peu pour que tous les porte-bonheur s’effondrent à jamais.  Devant ce pardon collectif, la nature redonna à tous les muguets porte-bonheur leur beauté mais en leur faisant promettre de ne plus jamais éprouver de mauvais sentiments les uns envers les autres car ils formaient une grande famille.

Et c’est ainsi qu’au premier jour de mai de cette année-là, tous les gens cueillirent leurs porte-bonheur blancs ou roses et purent faire la grande fête du bonheur.

DANS LA VIE TOUT N’EST JAMAIS VRAIMENT PERDU.

IL SUFFIT D’Y CROIRE VRAIMENT

Je t'aime XXX  @Fée du coeur Yolande

 

 
Merci d'être là !   Pierrette coeur d'Amour

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