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La fraise!
Délicieux petit
fruit parfumé; qui ne connaît pas la fraise?
Principes actifs et propriétés
Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont
observé qu’une consommation élevée de fruits et légumes
diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de
certains cancers et d’autres maladies chroniques1,2.
Les composés phénoliques : acides
phénoliques, polyphénols et flavonoïdes
Quelques hypothèses sont
avancées pour expliquer l’effet protecteur des fruits et
des légumes. L’une d’elles concerne la présence de
composés phénoliques qui pourrait jouer un rôle3
important. Ces substances, présentes dans les
aliments d’origine végétale, préviendraient certaines
maladies grâce à leur pouvoir antioxydant. La fraise
contient différents composés phénoliques, dont l’acide
ellagique et l’anthocyanine
Cancer.
Des recherches ont porté sur les effets antioxydants de
la fraise chez l’humain4. Après avoir consommé une
portion d’environ un demi-litre de fraises, des femmes
âgées ont vu augmenter leur capacité antioxydante, dans
le sang et dans l’urine. Comme la capacité antioxydante
est une arme importante contre le cancer, les fraises
pourraient être considérées comme efficaces pour
combattre les radicaux libres et, ainsi, réduire le
risque de cancer5. De plus, des fraises lyophilisées
inhiberaient efficacement l’apparition de différents
types de cancers du sein et du cerveau in vitro6. Les
doses optimales requises pour profiter de ces effets
protecteurs n’ont pas été déterminées, mais les
résultats sont prometteurs.
■Acide ellagique. Ce composé phénolique, contenu dans la
fraise, est reconnu pour exercer un certain effet
anticancer in vitro et in vivo (chez l’animal), et ce,
par plusieurs mécanismes encore en cours d’étude. Une
équipe de chercheurs a observé une diminution de la
multiplication des tumeurs de l’oesophage chez des rats
ayant reçu une alimentation enrichie de fraises entières
déshydratées7. Fait intéressant, les fraises
déshydratées inhibaient davantage la prolifération des
tumeurs que l’acide ellagique pris isolément, ce qui
démontre que d’autres composés de la fraise fournissent
aussi une protection contre certains cancers. Il est
important de mentionner que ces propriétés n’ont pas été
évaluées directement chez l’humain et que les quantités
optimales à consommer ne sont pas encore établies. En
réalité, ces effets bénéfiques, possiblement
attribuables à l’acide ellagique, seraient atténués par
leur passage dans le système digestif.
■Anthocyanine. Sachant qu’un des flavonoïdes
principalement retrouvés dans la fraise est
l’anthocyanine, on peut supposer que la fraise aurait un
effet protecteur contre le cancer5. En effet, une étude
in vitro a démontré une suppression du développement des
cellules cancéreuses au côlon en présence
d’anthocyanines. Reste à savoir si les flavonoïdes
contenus dans la fraise peuvent avoir le même effet
spécifique.
Maladies cardiovasculaires. De façon générale, les
recherches indiquent que la présence de flavonoïdes dans
les aliments et les boissons peut diminuer le risque
d’athérosclérose, processus menant aux maladies
cardiovasculaires8. Les flavonoïdes sont les composés
phénoliques contribuant le plus à la capacité
antioxydante de la fraise, en plus d’être responsables
de sa couleur rouge9. Une étude in vitro a démontré que
les fraises diminueraient de plus de 50 % l’oxydation du
cholestérol LDL (mauvais cholestérol), un facteur de
risque de maladies coronariennes10. Comme l’activité
antioxydante de la fraise est bien documentée, des
études cliniques devront être conduites afin de
connaître plus spécifiquement les effets de la
consommation de fraises sur la santé cardiaque5.
Maladies dégénératives et vieillissement. Des chercheurs
ont démontré que, in vitro, la fraise protégerait mieux
les neurones contre l’oxydation que l’orange et la
banane, prévenant ainsi leur dégénérescence11. Cet effet
serait principalement attribuable au potentiel
antioxydant de certains types de flavonoïdes contenus
dans la fraise. Les auteurs concluent que la
consommation de fraises pourrait ainsi contribuer à
prévenir certaines maladies dégénératives, comme la
maladie d’Alzheimer. L’effet anti-inflammatoire
d’extraits de fraises a aussi été démontré in vitro5.
Cette découverte est importante du fait que les
processus d’inflammation sont impliqués dans
l’apparition de plusieurs maladies, incluant la maladie
d’Alzheimer, le cancer et les maladies
cardiovasculaires. Finalement, une équipe de chercheurs
a démontré qu’une diète enrichie de fraises pouvait
renverser la détérioration des performances motrices
normalement observées chez des rats âgés12. Bien que ces
résultats semblent très prometteurs, de tels effets
n’ont pas encore été démontrés chez l’humain
C'est
assez tentant de se bourrer la fraise! N'est ce pas ?
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