Délicate framboise
Les variétés
cultivées sont nombreuses : les sélections visent à
obtenir des fruits à chair assez ferme, bien parfumée,
et ne s’égrenant pas.
Parfumée et
acidulée, la framboise fait partie des fruits les moins
chargés en glucides (ou sucres), et de ce fait elle se
situe aussi parmi les fruits les moins énergétiques :
elle apporte en moyenne 38 kcalories, soit 159 kJoules
aux 100 g (ce qui met la framboise au niveau calorique
du citron ou du pomelo).
Ses glucides -aux alentours de 6 g aux 100 g , avec des
variations qui peuvent être importantes, de 5 à 9 g -
sont constitués majoritairement par du fructose, du
glucose, des pentoses (glucides à cinq atomes de
carbone) et par de petites quantités de saccharose. On
relève aussi des faibles quantités de glucides plus
rares (ou de substances apparentées), comme le xylose,
le xylitol, le sorbitol.
Les acides organiques sont relativement abondants,
puisqu’ils s’élèvent en général à 2,1 g aux 100 g.
Il s’agit essentiellement d’acide citrique (97 % des
acides totaux), et d’un peu d’acide malique. A l’état de
traces, on a identifié de nombreux autres acides
organiques : acides chlorogénique, férulique, caféique,
para-coumarique, gallique, et même salicylique (ce
dernier étant dans la framboise 3 fois plus abondant que
dans la fraise, mais ne dépassant pas néanmoins 6 mg aux
100 g). La saveur de la framboise est nettement acide,
puisque son pH est aux alentours de 3,4 (comparable à
celui de l’orange, du pomelo ou de l’ananas).
Les protides et lipides (autres constituants
énergétiques de la framboise) sont présents
à des taux peu élevés (respectivement 1,2 g et 0,4 g aux
100 g). Ils peuvent être des constituants directs des
cellules (membranes, noyaux, structures cytoplasmiques),
ou intervenir dans la vie végétale du fruit, notamment
dans la constitution de différents composés (enzymes,
par exemple).
Les fibres de la framboise atteignent le taux record de
6,7 g aux 100 g (et peuvent même dépasser 9 g aux 100 g
dans certaines variétés où les petits "grains" sont plus
volumineux). On y trouve, outre de la cellulose et des
hémi-celluloses (les fibres majoritaires), des pectines
et protopectines (0,4 à 0,6 g aux 100 g). Cette teneur
est assez moyenne, mais la capacité gélifiante de la
pectine de framboise est d’autant plus marquée que le
degré d’acidité dans ce fruit est assez élevée, et qu’on
trouve dans la pulpe des sels de calcium assez
abondants.
L’apport en minéraux de la framboise est bien diversifié
: il atteint 0,5 g aux 100 g, et est dominé par le
potassium . Le calcium et le magnésium sont aussi
relativement abondants (22 et 20 mg aux 100 g, des
teneurs assez élevées pour un fruit frais). Le fer,
atteint 0,4 mg aux 100 g (un taux relativement important
pour un fruit métropolitain).
La framboise apparaît comme un fruit bien pourvu en
vitamine C , avec un taux moyen de 25 mg aux 100 g (il
varie entre 14 et 35 mg, selon les variétés et les
récoltes). La présence dans la framboise de pigments
rouges et pourpre, de nature anthocyanique, renforce
l’action de la vitamine C (ces pigments sont en effet
dotés de propriétés "vitamine P" : ils potentialisent
l’activité de la vitamine C).
Les vitamines du groupe B sont présentes aux teneurs
modérées habituelles dans les fruits frais (0,02 mg de
vitamine B1, 0,03 mg de vitamine B2, 0,4 mg de vitamine
B3, 0,24 mg de vitamine B5, 0,06 mg de vitamine B6,
0,045 mg de vitamine B9), de même que la vitamine E (0,3
mg de tocophérols actifs). La provitamine A , ou
carotène, ne dépasse pas 0,010 mg (un taux modeste, même
pour un fruit frais).
A noter : L’évolution des constituants du fruit :
- Lorsque la framboise atteint sa pleine maturité, sa
coloration est bien marquée, sa pulpe est devenue tendre
et moelleuse, sa teneur en vitamine C est maximale, et
le rapport glucides totaux / acides organiques est assez
élevé, ce qui permet de bien mettre en valeur tous les
arômes du fruit.
- Assez rapidement après la récolte du fruit, une enzyme
naturelle, la pectinase, va agir sur les pectines de la
framboise, et diminuer leur pouvoir gélifiant. C’est
pourquoi il est nécessaire d’utiliser les framboises
rapidement après la cueillette quand on veut
confectionner gelée ou confiture.
Contre les
maladies. Aérez les touffes. Supprimez le bois mort et
les jeunes tiges trop serrées. Adoptez une méthode de
palissage (voir dessins page suivante) pour que chaque
tige reçoive un maximum d’air et de lumière. Cueillez
régulièrement les fruits.
La
framboise possède de réels atouts sur le plan
nutritionnel : elle est riche en minéraux, fibres et
vitamine C, et elle possède des propriétés antioxydantes.
Hélas, les framboises du commerce non issues de
l’agriculture biologique contiennent aussi des résidus
de pesticides. Alors, au jardin familial, cultivons bio
en suivant quelques principes.
Nutrition
Petit fruit délicat et parfumé, la framboise nous séduit
par ses grandes qualités gustatives mais aussi par ses
atouts nutritionnels réels : une grande "discrétion"
énergétique (38 calories aux 100 g), qui en fait un des
fruits vedettes des menus minceur des beaux jours ; une
haute densité minérale (en particulier pour le
magnésium, le calcium et le fer) ; une bonne teneur en
vitamine C (25 mg aux 100 g).
Ses fibres sont abondantes (près de 7 g aux 100 g) et
efficaces pour lutter contre une tendance à la
constipation. Mais en cas de fragilité intestinale, il
est préférable de consommer la framboise sous forme de
coulis tamisé (ce qui permet d'éliminer les "grains"
indésirables).
Jadis, on attribuait à la framboise des vertus toniques
et fortifiantes : au XVIe siècle, on recommandait son
sirop pour ses qualités "analeptiques" (propres à
rétablir les forces). Un peu plus tard, son usage sera
conseillé" à ceux dont l'estomac ne peut garder les
aliments, et que tourmentent des vomissements" (G.
Bauhin, Historia plantarum, 1651). Le "sirop de vinaigre
framboisé" était traditionnellement utilisé pour soigner
les angines, en boisson ou en gargarisme.
Aujourd'hui, la framboise sert à l'obtention de suc et
sirop officinaux (à vocation essentiellement
aromatisante).
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