Le pape Jean Paul II est mort à 21 h 37 samedi 2 avril 2005
à l'âge de 85 ans d'une agonie médiatisée.
Il doit renoncer à embrasser le sol qui l'accueille
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Par la
suite, la frénésie des voyages le reprend, et il continue de
travailler avec acharnement. Toutefois, depuis quelques années, on
remarque de plus en plus sa voix chevrotante et sa main tremblante,
séquelles de l'attentat qui a causé du tort à son système nerveux
central. En 1992, il doit encore subir une chirurgie, cette fois
pour une tumeur à l'intestin. Puis il est hospitalisé de nouveau
pour une luxation de l'épaule droite et, en 1994, pour une fracture
du fémur. Désormais tenu de porter une prothèse, le souverain
pontife a une démarche claudicante qui inquiète. |
Jean-Paul II, grand diplomate
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Dès son élection, les médias, une fois revenus de leur surprise, saluent ce nouveau pape qui se révèle plein de promesses. Un préjugé favorable lui est acquis. En quelques jours, les manchettes des journaux en font, en quelque sorte, une superstar. Il profite de cette notoriété pour faire passer des messages de paix et défendre certaines causes. |
Ennemi implacable du communisme
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En Pologne,
les réactions sont indescriptibles, c'est le délire. Les cloches de
toutes les églises saluent cet enfant du pays accédant à la
magistrature suprême. Les fidèles envahissent les rues en chantant.
À Cracovie et à Wadowice, sa ville natale, les lieux fréquentés par
Karol Wojtyla sont envahis. Les autorités communistes ne peuvent que
se rendre à l'évidence et se joindre au concert de félicitations et
d'hommages. Un télégramme est envoyé au nouveau pape et certaines
restrictions concernant les voyages à l'étranger sont levées. Des
milliers de Polonais pourront se rendre à Rome pour l'intronisation
du cardinal Wojtyla. |
Un pape à l'ère médiatique
| Mais ce qui étonne le plus, c'est l'aisance, l'ouverture d'esprit et la sincérité de ce souverain pontife. Il charme et désarme les plus endurcis. La chrétienté a peine à retenir son étonnement. Surtout que quelques heures après son élection, il rompt avec la tradition en s'entretenant quelques secondes avec des membres de divers corps diplomatiques venus transmettre leurs voeux. Il fait de même avec le Collège des cardinaux, chacun dans sa langue: italien, français, anglais, espagnol ou allemand. Puis, il rencontre la presse. Plus de 1,500 journalistes l'attendent pour aborder différents sujets. Il s'attarde avec les uns les autres, répond sans détour, dans la langue de l'intervieweur: tout le monde est séduit. |
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