Le pape Jean Paul II est mort à 21 h 37 samedi 2 avril 2005
à l'âge de 85 ans d'une agonie médiatisée.
Un message d'amour qui traverse les frontières et les idéaux
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Par la
suite, la frénésie des voyages le reprend, et il continue de
travailler avec acharnement. Toutefois, depuis quelques années, on
remarque de plus en plus sa voix chevrotante et sa main tremblante,
séquelles de l'attentat qui a causé du tort à son système nerveux
central. En 1992, il doit encore subir une chirurgie, cette fois
pour une tumeur à l'intestin. Puis il est hospitalisé de nouveau
pour une luxation de l'épaule droite et, en 1994, pour une fracture
du fémur. Désormais tenu de porter une prothèse, le souverain
pontife a une démarche claudicante qui inquiète. |
Jean-Paul II, grand diplomate
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En dépit des difficultés physiques que lui imposent son état de santé et son âge avancé, Jean-Paul II ne lésine pas sur le kilométrage. Il tient à porter lui-même son message de fraternité à ses différents interlocuteurs, que ce soit à l'occasion de célébrations religieuses ou encore en visitant des endroits symboliques. |
Une première visite à Cuba
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Le 21
janvier 1998, le pape Jean-Paul II foule le sol de la Havane. Il y
est accueilli par le président de Cuba, Fidel Castro, et par quatre
enfants qui lui présentent un récipient rempli de terre afin qu'il
puisse y déposer ses lèvres. |
Castro, fidèle à lui-même
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Le respect qu'il voue au pape ne fait pas démordre le leader cubain de son point de vue sur l'impact positif de la révolution instaurée il y a plus de 40 ans. Fidel Castro souligne la force de caractère dont le peuple de Cuba a dû faire preuve pour se défaire de l'impérialisme espagnol et, ensuite, de la dictature: "Vous, en tant que fils de la Pologne, pouvez comprendre mieux que quiconque...". Castro ne se gêne pas pour critiquer le capitalisme qui encourage la discrimination et la pauvreté. Il dénonce aussi l'embargo économique américain qui asphyxie son pays, en comparant son peuple aux chrétiens livrés en pâture aux lions dans les arènes de la Rome antique. Finalement, le président insiste sur le fait que la Constitution cubaine accorde son respect aussi bien aux croyants qu'aux non-croyants. |
Pour une paix
authentique
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Loin d'être
insensible aux propos du président Castro, Jean-Paul II surprend
l'opinion en confiant aux journalistes qui suivent les activités de
sa visite que les États-Unis devraient réviser leur position face à
Cuba. Dans la même lancée, il fait aussi remarquer que le
gouvernement cubain en place, ayant réussi à améliorer les
conditions d'éducation et de santé de sa population, devrait
maintenant progresser dans une voie plus libérale. |
Six jours en Terre Sainte
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Il y a 36
ans qu'un souverain pontife de l'Église catholique n'est pas venu en
Terre Sainte lorsque Jean-Paul II débarque en Jordanie, le 20 mars
2000. Son rêve de marcher sur les pas du Christ et de Moïse se
réalise enfin. Sa volonté de réaffirmer la présence catholique dans
cette région du monde se concrétise aussi. Mais sa santé chancelante,
son horaire chargé et des mesures de sécurité contraignantes ne lui
permettent pas de trouver la quiétude qu'il souhaiterait avoir pour
s'adonner à la contemplation et pour se recueillir à sa guise dans
le silence des lieux sacrés. En effet, le pape doit animer plusieurs
messes, rencontrer maintes sommités politiques et religieuses en
effectuant bon nombre de déplacements dans un coin du monde où les
conflits relatifs à l'allégeance religieuse persistent depuis
longtemps. |
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