Le pape Jean Paul II est mort à 21 h 37 samedi 2 avril 2005

à l'âge de 85 ans d'une agonie médiatisée.

   

LA SUCCESSION

Le processus qui conduira à l'élection du prochain pape est particulièrement complexe et a été revu par Jean-Paul II lui-même en 1996. Un document volumineux décrit avec minutie la façon d'administrer une Église sans chef; il précise notamment qu'aucune photo du pape mourant ou mort ne peut être prise. Aucune documentation visuelle ni sonore ses ses derniers moments ne restera dans l'histoire, à moins d'une décision contraire du cardinal Eduardo Martinez Somalo, qui, conformément à la volonté du souverain pontife, a assuré l'intérim à la tête de l'Église.

Immédiatement après le décès, ce cardinal camerlingue apposera des scellés sur le bureau et les appartements privés du pape pour éviter que des gens mal intentionnés ne s'approprient des documents jugés confidentiels. Après avoir communiqué aux médias la nouvelle du décès, il convoquera tous les cardinaux en conclave pour élire le successeur de Jean-Paul II.

Les règles de l'Église prévoient une période de deuil de neuf jours après la mort du pape. C'est durant cet intervalle que les funérailles du Saint-Père seront célébrées, précisément entre le quatrième et le sixième jour suivant son décès. Selon la tradition, le pape sera inhumé dans la basilique vaticane, près du tombeau de saint Pierre, mais la décision ne sera confirmée qu'une fois que son testament aura été lu. Selon certains de ses compatriotes polonais, le pape souhaitait être enterré dans le tombeau de sa famille, près de Cracovie, en Pologne.

Une fois tous les cardinaux arrivés à Rome, dont Mgr Jean-Claude Turcotte, de Montréal, et Mgr Marc Ouellet, de Québec, le processus électoral commencera au plus tard 15 jours après la mort du pape.

Le scrutin se déroulera à huis clos, dans la chapelle Sixtine, spécialement réaménagée pour l'occasion. Tous les cardinaux seront fouillés à leur entrée dans la chapelle pour s'assurer du secret du vote et éviter que les discussions soient enregistrées secrètement ou retransmises à l'extérieur de la salle.

La course au siège papal est entamée depuis déjà longtemps dans les coulisses du Vatican et à l'étranger. Plusieurs noms circulent dans la presse italienne et, ces dernières années, le jeu des alliances s'est accentué entre les cardinaux; le choix se fera parmi quelques candidats.

Au terme d'une première rencontre, les cardinaux passeront au vote. Chacun écrira le nom du candidat de son choix sur un bulletin. Les bulletins seront déposés dans une urne, puis mélangés et comptés. Si leur nombre n'est pas égal au nombre de cardinaux présents, ils seront tous immédiatement brûlés, et un nouveau vote sera ordonné.

La nomination par Jean-Paul II d'un grand nombre de cardinaux dont les points de vue divergent relativement à certaines questions d'actualité risque de ralentir le processus électoral. Plusieurs jours s'écouleront peut-être avant qu'un cardinal ne recueille les deux tiers des voix nécessaires à son élection en tant que 265è pape de l'histoire de l'Église.

Quand le nouveau pape sera élu, il choisira le nom par lequel on le désignera et ira saluer la foule en liesse sur le balcon du Vatican.


 

 

Merci d'être là !   Pierrette coeur d'Amour

 

 

<bgsound src="MUSIQUE" loop= ”1000 ”>