Le pape Jean Paul II est mort à 21 h 37 samedi 2 avril 2005

à l'âge de 85 ans d'une agonie médiatisée.

 

   Un vent nouveau souffle sur la papauté
 

En ce 6 août 1978, les spécialistes de l'histoire vaticane s'attendent à ce que le conclave réuni pour désigner un successeur à Paul VI mette un certain temps à se décider. Le cardinal Wojtyla, 58 ans, quitte Cracovie dès l'annonce du décès pour rendre un dernier hommage à ce pape qu'il admirait et aimait. Dès son arrivée à Rome, il se rend auprès de la dépouille du Saint-Père puis gagne son appartement au Collège polonais.

Les funérailles à peine terminées, les cardinaux sont déjà sur pied d'oeuvre pour discuter des modalités entourant l'élection du nouveau pape. On compte 111 cardinaux électeurs provenant de 48 pays, et l'Église italienne est devenue minoritaire au sein de ce conclave.

La surprise est très grande lorsque, le 25 août, après seulement quatre tours de scrutin, les 111 cardinaux réunis pour la circonstance accordent 90 voix au cardinal Luciani, patriarche de Venise. Cet homme simple, se promenant à vélo ou à pied, vêtu d'une souple soutane noire, rompt avec le faste entourant la papauté. Il aime à répéter son amour pour Vivaldi, le bon vin et les bons cigares. Il est rapidement baptisé "pape du sourire". Le cardinal Wojtyla, pour sa part, retourne au Collège polonais et rentre en Pologne quelques jours plus tard. Il s'accorde quelques jours de repos et va faire de l'escalade en montagne.

Mais le 29 septembre suivant, la stupeur s'abat sur le monde chrétien, Jean-Paul Ier est trouvé mort dans son lit, victime d'une attaque cardiaque, selon la version officielle. À nouveau, il faut convoquer en toute hâte un nouveau conclave. Le cardinal Wojtyla apprend la nouvelle alors qu'il célèbre une messe à la cathédrale du château de Wawel pour marquer le 20ième anniversaire de sa consécration en tant qu'évêque. Le lendemain, dans une église bondée, il célèbre une autre messe en hommage au pape décédé. Il disparaît ensuite pendant trois jours dans la prière et la réflexion, expédiant les affaires courantes.


Élu au huitième jour à la surprise générale

 

Un à un, les cardinaux-électeurs reprennent la route de Rome. Le cardinal Wojtyla, à peine descendu d'avion, va se recueillir sur la dépouille de Jean-Paul I, puis gagne le Collège polonais. Les neufs jours de deuil et de prières en mémoire du pape décédé commencent. Le 12 octobre, ce sont les funérailles. Puis, le 15 octobre, le conclave se réunit derrière les portes verrouillés de la chapelle Sixtine. Le lendemain, en fin d'après-midi, après seulement huit tours de scrutin, des volutes blanches de fumée annoncent aux chrétiens l'élection d'un nouveau pape.

Des murmures et des soupirs de soulagement montent des poitrines des 100,000 personnes rassemblées place Saint-Pierre, à Rome, et un tonnerre d'applaudissements souligne l'heureuse nouvelle. Qui est donc ce nouveau pape que les cardinaux portent au somme de la hiérarchie?

Certaines indiscrétions et confidences permettent d'envisager plusieurs scénarios quant au déroulement de ce conclave. Ainsi, selon une de ces hypothèses, le premier jour, certains cardinaux auraient cherché à élire un candidat italien, mais n'auraient pas été assez nombreux à lui manifester leur appui. Au second tour, le cardinal Bellini aurait pris de l'avance,mais sans pour autant remporter le suffrage. Au troisième tour, il n'aurait toujours pas réuni les deux tiers des voix exigés.

Au quatrième jour, on aurait envisagé de nouveaux candidats, mais rien de positif n'en serait sorti. Finalement, il semble que dans la nuit du 15 au 16 octobre, un groupe de progressistes aurait songé au cardinal Wojtyla. La seconde journée du conclave, il a été choisi en quatre tours du scrutin.

Selon un autre scénario, le cardinal Wojtyla aurait refusé dans un premier temps, mais se serait rangé à l'avis des autres cardinaux après une discussion avec le primat de Pologne. Certains prétendent que quelques larmes ont coulé sur les joues du cardinal Wojtyla. D'autres proclament qu'il a demandé un autre de scrutin pour être assuré que son élection ne soit pas l'effet du hasard, et selon une autre version des faits, il aurait demandé quelques heures de réflexion avant d'accepter.


 

 

Merci d'être là !   Pierrette coeur d'Amour

 

 

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