Le pape Jean Paul II est mort à 21 h 37 samedi 2 avril 2005

à l'âge de 85 ans d'une agonie médiatisée.

 

    Premier pape non italien en 456 ans

Le cardinal Wojtyla doit maintenant choisir le nom par lequel il sera désormais désigné. Ce choix indiquera également qu'il accepte la charge qu'on lui confie. Mais le cardinal semble hésiter: va-t-il refuser cet honneur?

Finalement, il annonce en latin son intention de s'appeler Jean-Paul II, en raison du respect et de la dévotion qu'il a eus pour Jean-Paul I, ainsi que pour la force et l'inspiration qu'il a puisées auprès de Jean-Paul VI.
Un silence complet tombe sur la place Saint-Pierre lorsque le cardinal Felici annonce le nom de l'Élu et l'appellation qu'il a choisi.  Étonnement et stupéfaction parmi la foule. Les cardinaux rompent avec une tradition vieille de 456 ans en élisant un pape qui n'est pas Italien et qui plus est, vient d'un pays communiste, la Pologne. Revenue de sa surprise, la foule applaudit à tout rompre, alors que Jean-Paul II, allant à l'encontre de la tradition, prononce une courte allocution et donne sa bénédiction en italien.

Tout comme son prédécesseur Jean-Paul I, Jean-Paul II refuse le faste de la cérémonie du couronnement. Les ors, les couronnes, les chasubles et mules rouges de la papauté sont relégués dans l'ombre; le cérémonial choisi est des plus simples. Le matin du 22 octobre, près de 300,000 personnes assistent en direct à la messe pontificale qui intronise Jean-Paul II. L'évènement est suivi dans le monde entier par plusieurs millions de fidèles.

Dans son premier discours, Jean-Paul II déclare vouloir être fidèle au concile Vatican II. Mais il entend également laisser son empreinte personnelle sur la papauté. Ainsi, le lendemain, dès le départ des cardinaux pour leur diocèse, il rend visite à un ami, Monseigneur Deskur, un évêque polonais hospitalisé à Rome. C'est du jamais vu: le pape sort du Vatican dès le lendemain de l'élection! Mais ce qui étonne encore plus, c'est l'aisance, l'ouverture d'esprit et la sincérité qu'il continue à manifester malgré sa lourde charge.

Une semaine après son élection, le 22 octobre 1978, la messe solennelle a lieu Place Saint-Pierre. Dès son homélie, on sent qu'il rompt avec la tradition. On peut notamment y relever ces phrases significatives: "Le pape Jean-Paul I, dont le souvenir est si vivant dans nos coeurs, n'a pas voulu de la triple couronne, et aujourd'hui, son successeur n'en veut pas davantage. En effet, ce n'est pas le moment de revenir à un rite qui (injustement) a été considéré comme le symbole du pouvoir temporel des papes."
Après la messe, au lieu de regagner les appartements pontificaux, Jean-Paul II se mêle à la foule des malades, qu'il bénit, puis se tourne vers la section des Polonais et salue ses compatriotes ainsi que quelques connaissances. La garde papale, elle, s'inquiète. Les cordes de sécurité ne résistent pas, le pape est submergé par la foule. Jean-Paul II bénit et bénit encore, salue ici, embrasse là. En quelques minutes, le protocole et l'étiquette sont renversés.

 

Merci d'être là !   Pierrette coeur d'Amour

 

 

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