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L'EAU ET LE FEU
Il y a du soleil
dans tes yeux
De la rosée sur tes cheveux
Et la lune rit sur ton visage
Les étoiles jouent dans ton cœur
Et font scintiller ton aura
Nimbant de lumière mon âme tout entière
Et je parcours les ruelles de ton corps
En passant par le lacet de tes bras
Je descends les côtes, lentement
Je goûte le sel de ta peau
Lorsque j’aperçois la lueur de ta toison d’or
Et ses montagnes sacrées
C’est alors que le soleil de tes yeux
Met le feu à mon corps impatient
Embrasant l’orée de ma forêt
La descente se fait alors montée
Et tu pénètres le buisson ardent
Faisant jaillir la fontaine de lumière
Mes rêves sont de longs voyages
Qui ne mènent vers nulle part
Où je choisis les rivages
De la folie qui de moi s’empare
Quels étranges et doux paysages
Que ceux de ma mémoire
Parfois je fais naufrage
Au coin de ton regard
Mon corps en ton rivage
Tout doucement s’égare
Et mon cœur en libertinage
A largué les amarres
Soudain la nuit me fait ombrage
Il me faut reprendre la barre
Pour éviter l’orage
Guidée par le seul hasard
Qui me renverra l’image
De l’autre côté du miroir
De cette petite fille sage
Qui s’est laissée émouvoir
Ton regard est mon firmament
Et j’écoute la chanson du vent
Dans tes cheveux entremêlés
Le doux reflet du soleil
Et sur le bord de tes lèvres
Les mots en attente se lèvent
Ces mots qui vont droit au cœur
Et me laissent en apesanteur
J’irai à l’ombre de tes yeux
Cueillir l’instant de mes délices
Porter mes sons mélodieux
Dans ton secret oasis
Caresser tes cheveux
Avec un rien de malice
J’irai, le cœur radieux
A l’aube de nos prémices
Et le corps audacieux
Au fond de tes abysses
Rallumer tes désirs silencieux
Et nous rendre ainsi complices
J’irai, d’un air mystérieux
Comme la déesse Isis
Te réveiller de l’adieu
Et faire de toi mon Osiris
J’irai, telle Vénus, dans tous les lieux
Où t’aimer sera mon seul vice
Et brûler mes ailes au milieu
Pour être à toi mon bel Adonis
Il est la source de mes mots
L’inspiration de mes rêves
Il est le soleil sur ma route
Et ma passion qui bourgeonne
Il est la note sur mon piano
Ma poésie qui se relève
Il est les mille vents qui soufflent
Et la douce pluie d'automne
Il est de ma raison l’imbroglio
Le réveil innocent de ma fièvre
Il est celui pour qui mon âme souffre
Et à qui mon cœur s’abandonne
Il est tout, ce doux gémeau,
Même mon histoire qui s’achève,
Le vide où je m’engouffre
Et l’espoir auquel je me cramponne
Chantal |